BAS LES MASQUES !

Mis à jour : nov. 20



🗣 Posons-nous des questions sur les produits que l'on nous demande d'acheter. 💰

Quels sont leurs impacts sur moi 👀, l'environnement et à qui profite cette situation. 🧐

Gardons en tête, qu'avec l'état d'urgence climatique, chaque euro dépensé est un vote pour ou contre l'avenir de l'humanité. ✔️


📝 Cet article répond à la question posée par Hugo sur Instagram.

Le sujet ? Les conséquences écologiques de l’épidémie actuelle, en particulier sur l'impact environnemental des masques à usage unique. 😷

Nous aimons aborder des sujets dans lesquels chaque individu peut à son échelle agir facilement pour et non pas contre la planète. 🌍


Alors, nous ne parlerons pas de la pénurie de masques du début d'épidémie, ou bien même de l'utilité d'en porter un sur le bout du nez... on laisse cela à BFMTV.



De toute manière, la recommandation est là : il faut porter un masque.

Mais, à partir de quoi sont-ils fabriqués ? Et surtout, où finissent-ils ?


45 millions de masques chaque jour 🇫🇷


En avril, le gouvernement français prévoyait l'utilisation de 45 millions de masques par jour pour couvrir nos besoins nationaux. 🇫🇷

En un mois, c'est donc environ 1,4 milliards de masques qui sont utilisés en France.


Si on continue l'équation, sachant qu'un masque pèse environ 4 grammes, ils représentent sur un mois, 5 580 tonnes de déchets, soit l'équivalent d'un mois d'ordures ménagères d'une commune de plus de 100 000 habitants (comme Boulogne Billancourt ou Perpignan). 😨


👉 Rappelons que les français représentent seulement 0,9% de la population mondiale. Nous pouvons donc raisonnablement nous alarmer sur le constat à l'échelle mondiale.


Alors 4 grammes par jour à l'échelle de la planète ... 👇




 


C'est à travers du plastique que l'on respire ?


Les masques chirurgicaux à usage unique sont fabriqués à partir de plastique (en majorité de polypropylène, un dérivé d'hydrocarbure). Ce plastique est celui communément utilisé pour les emballages alimentaires, particulièrement d'aliments gras.


En théorie, ce plastique est recyclable, mais dans les faits seulement 26 % du plastique est recyclé en France (tout type de plastique confondu, chiffre de 2016).

Les masques à usage unique utilisés pendant le COVID sont donc un danger pour notre planète.

🚨 L'ONU estime que 75 % d'entre eux pourraient finir dans la nature.


Le plastique issu du polypropylène met environ 450 ans à de dégrader et durant ce temps, des particules toxiques et les additifs nécessaire à sa fabrication se dégagent en polluant l'eau et les sols.






L'hopital, champion du tout jetable


Les masques à usage unique soulèvent aussi la question du choix d'opter pour le tout jetable dans les hôpitaux (comme chez nous finalement). Pour les hôpitaux, ce tournant s'est accentué lors de la crise de la vache folle car le matériel jetable apparait alors comme plus pratique et économique.

En Chine, face au Covid-19 lors du pic de l’épidémie, les hôpitaux de la région de Wuhan ont vu leurs déchets médicaux multipliés par six, en raison notamment des millions de masques et autres équipements de protection à usage unique utilisés.


En France, l'augmentation des besoins en matériel est aussi une réalité et l'épidémie actuelle à mis en lumière certains problèmes liés au matériel jetable, comme notre dépendance vis-à-vis de la production chinoise et la possible envolée des prix 💸 du matériel médical.


Considérer que le jetable est moins cher que le réutilisable est une vision à court terme et une aberration d'un point de vue environnemental.

Est-ce un mode de vie durable pour l'humanité ? 👀


En effet, opter pour le jetable c'est oublier de prendre en compte les ressources gaspillées pour produire ces produits, les émissions de gaz à effet de serre générées (lors du transport en amont et en aval de l'utilisation) et enfin la gestion des déchets produits massivement.








Le matériel désinfecté fait très bien l'affaire


Philippe Carenco médecin hygiéniste affirme dans un entretien avec Alternatives Economiques :

« Les études qui analysent le cycle de vie des dispositifs médicaux, depuis les matières premières utilisées pour leur fabrication jusqu’au traitement ou recyclage des déchets en passant par le transport, le stockage… montrent que le réutilisable a un impact environnemental moindre que l’usage unique».

🗣 Il affirme aussi que le matériel médical désinfecté et stérilisé selon les normes fait très bien l'affaire, certains hôpitaux français fonctionnent encore sur ce modèle.




Les leviers d'actions individuelles ?


Même si des solutions pour le recyclage ♻️ des masques existent, la filière n'est pas encore développée. L'entreprise Terra Cycle a par exemple mis en place des boîtes de collectes dans des grandes surfaces et entreprises dans le but de les transformer en mobilier de jardin. 🪑


Avec ou sans filière structurée de recyclage des masques, notre choix privilégié est de ne pas produire de déchets. 🛑✋

C'est vers un mode de vie avec des produits réutilisables et éthiques que nous vous orientons.


@MARCO BERTORELLO / AFP


Cet article n'a pas pour but de te convaincre d'acheter les beaux masques artisanaux et réutilisables HEBDO ECOLO, mais si vraiment tu souhaites faire une action pour la planète et nous aider à financer nos actions de dépollution 👉 la boutique c'est par ici.


Si cet article t'a convaincu que chaque masque à usage unique acheté est un danger et que donc chaque individu a sa responsabilité ... c'est déjà une victoire pour nous !

Il ne te reste plus qu'à diffuser ce message autour de toi 💪 🌱


👉 Fun fact, il paraît que les masques à usage unique peuvent être réutilisés après les avoir conservés une semaine dans une enveloppe. Alors s'il vous en reste chez vous, voici la recette.



En synthèse


Maintenant que l'on sait que les citoyens et les hopitaux sont les champions des produits jetables, il faut maintenant agir. 🏃‍♂️

Sans quoi, les masques se retrouverons comme la source de pollution numéro 1 des océans, détrônant sur le podium des polluants, les mégots de cigarettes.



Bref, on a souvent tendance à penser que nos décisions quotidiennes et individuelles ont peu d'impact sur l'environnement. C'est vrai, dans la mesure où il n'y a pas 7,8 milliards d'être humains qui sont constitués physiquement et pensent à peu près comme nous.


De la gourde au masque, le réutilisable doit être un message que nous devrions diffuser.

Parfois, il n'est pas vraiment facile de trouver un produit éthique (les gens mentent pour gagner de l'argent, parait-il!)


  • Toujours vérifier le pays d'origine

  • Acheter un tissu issu du commerce équitable quand c'est possible

  • Essayer d'acheter un produit local pour réduire les émissions de gaz à effet de serre générées par le transport



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Écrit par Lucie

Relu par Mathieu et Juliette

Hebdo Ecolo, la communauté du progrès écologique.

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Sources :


Alternatives Economiques | BBC | Génération Cobayes | Greenpeace | The Guardian | ONU | ONU Inhabitat | Le Monde | Futura Sciences | Securimed | sciencesetavenir.fr | L'infodurable | Le Figaro | www.senat.fr












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